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Ce n'est qu'un au-revoir, mes Sœurs !

Depuis que nous savons qu'elles vont partir, quitter Cuire, déjà elles nous manquent ! Mais ce sont là les lois de la vie religieuse. Celles et ceux qui ont répondu à l'appel du Christ à le suivre dans le cadre d'une congrégation, ont accepté d'être régulièrement appelés à « passer sur l'autre rive », à quitter le confort relatif d'une installation en un lieu pour d'autres horizons. Et nous devons, quant à nous, accepter d'être ainsi dépossédés de présences précieuses qui ne nous appartiennent pas.

Trois sœurs missionnaires d’Afrique, trois sœurs blanches, quittent la grande bâtisse du chemin de Fond Rose : Sœur Clémence (qui repart dans son pays le Burkina Faso après un temps d'études à Lyon), Sœur Marcelle (qui s'en va à Paris qu'elle connait bien) et Sœur Simone (qui rejoint le sud de la France d'où elle est originaire). Toutes ces dernières années, Sœur Marcelle s'est beaucoup investie au service de la catéchèse des enfants (et à l'Équipe d'Animation Pastorale), tandis que Sœur Simone était attentive à la vie de plusieurs familles maghrébines de la cité de la Rochette, notamment dans le cadre de l'action du Foyer Notre-Dame des Sans-abri. Toutes les trois enrichissaient de leur présence fraternelle et priante nos communautés, en particulier l'assemblée des messalisants de Saints Côme et Damien.

Nous quittent aussi les trois religieuses centrafricaines de la congrégation des Petites Sœurs du Cœur de Jésus de Bangui, qui vivaient, depuis quelques années, à la Providence Saint-Nizier des Apprentis d'Auteuil : Sœur Aubierge, Sœur Geneviève et Sœur Lydia. Sœur Aubierge repart en République centrafricaine, alors que Sœur Geneviève et Sœur Lydia migrent vers Lille, dans un autre foyer des Apprentis d'Auteuil. La présence parmi nous de ces religieuses d'une jeune Église d'Afrique Noire toutes habitées de la spiritualité du Bienheureux Charles de Foucauld, constituait pour nous, « vieux catholiques », une belle stimulation à retrouver l'enthousiasme de la foi des origines.

Quant aux sœurs blanches, elles demeurent pour nous un lien palpable avec les Églises d'Afrique, du Nord de l'Afrique et de l'Afrique Noire.

À ces six religieuses, nous disons toute notre affection et toute notre gratitude. Nous leur demandons de continuer à prier pour nous et avec nous et nous les assurons aussi de la fidélité de notre prière. Nous sommes sûrs que, de toute façon, nous nous retrouverons, dans ce monde ou dans l'autre !

« Ce n'est qu'un au-revoir ».

Christian Delorme